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Les transformations du pavillonnaire urbain en contexte de changement global : politiques publiques vs. dynamiques habitantes ?

Séance conjointe de l’atelier
Faire territoire, faire société
et du PEPR TRACES

Les transformations du pavillonnaire urbain en contexte de changement global : politiques publiques
vs. dynamiques habitantes ?

Vendredi 6 mars 2026, 14h-16h
18 rue Chevreul 69007 Lyon, salle 604
ou en visio à ce lien : 
https://visio.numerique.gouv.fr/pxu-wmiq-llr

Au sein du consortium de recherche TRACES, une des hypothèses ayant sous-tendu le choix des terrains de l’équipe lyonnaise est qu’en matière d’adaptation des villes au changement climatique, les différentes typologies de tissus urbain suscitent des problématiques mais aussi des réponses spécifiques. En l’occurrence, le lotissement Bocage, datant de la première moitié du 20e siècle et situé dans le 8e arrondissement de Lyon, tout comme les ensembles de maisons Castor construits dans la métropole après la Seconde Guerre mondiale, offrent des exemples de tensions dont le pavillonnaire urbain est aujourd’hui l’objet. Alors que ces ensembles sont soumis à une pression foncière soutenue par des politiques publiques de densification, des propriétaires habitants s’y organisent pour résister au « grignotage » de leurs maisons par des opérations de logements collectifs.

Cette situation incite en première lecture à opposer réponse vertueuse aux besoins de logements et patrimonialisation synonyme de gentrification, accès aux aménités urbaines pour le plus grand nombre d’un côté et privilège de quelques-uns de l’autre. Pour autant, face à une densification dont la doctrine hérite de critères de durabilité forgés dans les années 2000 et 2010, les voix du pavillonnaire font valoir des arguments tenant à la sociabilité de voisinage et à la valeur écologique des jardins privés. Dans quelle mesure les résistances habitantes contribuent-elles à faire évoluer la prise en compte de l’existant par les acteurs (publics et privés) de l’urbanisme ? Plus généralement, en quoi les enjeux d’adaptation du milieu urbain au changement global déplacent-ils la critique générique du pavillonnaire ?  Alors que les travaux de recherche consacrés au pavillonnaire ont plutôt été menés dans un cadre péri-urbain, nous nous intéresserons ici au rôle qu’il joue dans les processus de transformations intra-urbaines.

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Commerces éthniques ou informels : freins ou accélérateurs de gentrification ?

Vendredi 20 novembre 2020, 10h-12h30

Séance organisée par Dominique Chevalier
(MCF-HDR Université Lyon INSPE / UMR EVS)

En raison des conditions sanitaires actuelles, cette séance aura lieu en distanciel. Merci de vous inscrire par mail (dominique.chevalier@univ-lyon1.fr) pour recevoir les informations donnant accès à la séance.

Cette nouvelle séance de l’atelier 6 propose un tour d’horizon autour de la thématique des commerces ethniques comme possiblement marqueurs ou vecteurs de changements sociaux. Trois communications aborderont ces questions, en interrogeant notamment la question de leurs effets socio-spatiaux dans les quartiers populaires ou péricentraux. Dans quelles mesures accompagnent-ils, ou au contraire freinent-ils, le processus de gentrification ?

De l’Afrique centrale à Villeurbanne : le commerce comme objet de recherche

par Karine Bennafla (EVS Lyon)

Cette communication reviendra sur la façon dont le thème du commerce a été abordé sur différents terrains avec des problématiques variées selon les lieux et les époques. La pertinence de la catégorisation « commerce ethnique » sera interrogée sur ces différents terrains. En Afrique subsaharienne, l’analyse de l’effervescence commerciale (largement “informelle”) aux frontières du Cameroun (années 1990) a permis de remettre en cause le discours de désintégration des territoires nationaux ; au Liban, le lien entre guerre et commerce a été souligné avec l’essor de la place commerciale de Chtaura dans la Békaa durant la guerre civile (années 2000). Au Maroc, deux centralités marchandes urbaines à Salé ont focalisé l’attention après 2011 en explorant leurs conditions d’émergence, la mobilisation des commerçants et le rôle moteur de ces marchés dans la structuration urbaine : le “marché bidonvillois” de Souq el-kelb menacé par un projet de rénovation urbaine et un marché aux tissus attenant Souq toub. Le nouveau projet de recherche sur les commerces populaires à Villeurbanne sera présenté.

Petit commerce urbain, minorités, altérités

par Lucine Endelstein, (LISST Toulouse)

Le petit commerce tenu par des immigrés ou descendants d’immigrés dans certaines rues ou certains quartiers des grandes villes sont emblématiques des effets de la mondialisation migratoire sur les métropoles. A partir de la présentation de l’ouvrage « Le petit commerce dans la ville-monde » (sous la direction de A. Fleury, M. Delage, L. Endelstein, H. Dubucs, S. Weber, L’Oeil d’Or, 2020) il s’agira de montrer comment le petit commerce apparaît à la fois comme un révélateur et comme un acteur des changements qui traversent la métropole parisienne et de grandes villes françaises de plus en plus ouvertes sur le monde. 

Mémoires sociales, adaptations et rétractations du tissu commercial à la Guillotière

par Thomas Zanetti, François Duchêne et Dominique Chevalier (EVS Lyon)

Quartier lyonnais populaire de centre-ville, La Guillotière accueille depuis plus d’un siècle les vagues migratoires de la ville. Aujourd’hui, son peuplement connaît une gentrification, tandis que ses rues restent un important espace de déambulation populaire. Dans ce contexte de transformations urbaine et sociale, on peut s’interroger sur le positionnement des commerces, pris entre une clientèle populaire de déambulation et une autre plus riche demeurant sur place.


Crédits photographiques : La Guillotière, Lyon, François Duchêne