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Être une femme dans l’espace public

Vendredi 16 décembre 2022 (10h-12h30)
18 rue Chevreul 69007 Lyon – Salle de la Rotonde

Séance co-organisée par l’UMR Environnement Ville Société et l’ANR-MOBILES.

Cette nouvelle séance de séminaire de l’atelier Faire Territoire Faire Société est pensée avant tout comme un moment de discussions entre les intervenantes elles-mêmes et entre les intervenantes et le public (chercheurs, chercheuses, étudiant·e·s du séminaire « Espaces, Corps, Mémoires » de l’ENS de Lyon, etc…).

Intervenantes

  • Annick Charlot, Chorégraphe, Compagnie Acte
  • Marylène Lieber, Sociologue, Professeure en Études de genre à l’Université de Genève
  • Dominique Poggi, Fondatrice du Collectif A Places Égales

Modération

  • Dominique Chevalier, MCF-HDR Géographie, EVS.

Les discussions s’articuleront autour de cinq thématiques :

  • La question de la présence des femmes dans la ville est souvent pensée en termes de sécurité ou de violences ; quelles sont les autres dimensions importantes ?
  • Retour sur la coopération au sein de la recherche-action qui a réuni une chorégraphe (Annick Charlot) et une chercheuse (Marylène Lieber).
  • Comment des actions collectives peuvent-elles permettre aux femmes de se réapproprier l’espace public ?  Exemples des marches exploratoires et de l’expérience artistique de la place des femmes dans l’espace public de la Compagnie Acte : PUBLIC·QUES!
  • Comment l’art et son récit sensible collectif, viennent-ils opérer une transformation des perceptions, des normes intégrées, et peut-être des capacités d’agir ?
  • Être légitime dans l’espace public, freins et leviers.

Participer à la visio : https://univ-lyon1-fr.zoom.us/j/86533790283?pwd=aUpNVDFUV1hrY0wzWVFseXZqbnBldz09


Crédits et légende de la photographie : Marcheuses explorant l’espace public la nuit © Dominique Poggi

Les damnées de la mer, femmes et frontières en Méditerranée

Mercredi 2 décembre 2020, 9h30-12h00

Les damnées de la mer.
Femmes et frontières en Méditerranée.

 Séance organisée par Karine Bennafla, Dominique Chevalier, Judicaëlle Dietrich (UMR EVS) et les étudiant·e·s du Master MEMED (Mondes émergents Mondes en développement) de Lyon-3.

En raison des conditions sanitaires actuelles, cette séance aura lieu en distanciel. Merci de vous inscrire par mail (dominique.chevalier@univ-lyon1.fr) pour recevoir les informations donnant accès à la séance. Merci.

Cette séance de l’atelier 6 poursuit le cycle des trois conférences inscrites à la fois dans les thématiques de l’atelier, celles du Master Memed et la préparation à la question « Frontières » des concours d’enseignement.

Camille Schmoll est maîtresse de conférences à l’université Paris 7 Denis Diderot/USPC et membre de l’Institut Universitaire de France. Ses activités de recherche portent sur les dynamiques migratoires dans l’espace euro-méditerranéen. 

Elle vient présenter son livre Les damnées de la mer. Femmes et frontières en Méditerranée, publié à La Découverte.

Résumé

Longtemps, les femmes ont été absentes du grand récit des migrations. On les voyait plutôt, telles des Pénélope africaines, attendre leur époux, patientes et sédentaires. Il n’était pas question de celles qui émigraient seules. Elles sont pourtant nombreuses à quitter leur foyer et leurs proches, et à entreprendre la longue traversée du désert et de la Méditerranée.
Fondé sur une recherche au long cours, menée aux marges de l’Europe, en Italie et à Malte, ce livre est une enquête sur la trace des survivantes.

Au fil des récits recueillis, il restitue leurs parcours, de déchirements en errance, de rencontres en opportunités. Entre persécutions, désir d’autonomie et envie d’ailleurs, les causes de leur départ sont loin d’être simples et linéaires.

Les Damnées de la mer offre ainsi une remarquable plongée dans leur vie quotidienne, dans des centres d’accueil où leur trajectoire est suspendue, dans l’attente d’une reconnaissance de cette Europe qui souvent les rejette. L’ennui et la marginalisation sont omniprésents. Mais ces femmes sont également résistantes et stratèges, à la recherche de lignes de fuite.
En restituant les multiples facettes de ces destinées, ce livre décline l’histoire des migrations en Méditerranée au féminin. Il refuse les clichés binaires qui opposent la migrante-victime à la migrante-héroïne pour adopter le point de vue de l’expérience des femmes : non sans tensions, l’autonomie qu’elles mettent à l’épreuve apparaît à la fois comme le support et l’horizon de leur projet migratoire.