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Parution : L’Afrique en prisons

L’Afrique en prison

L’ouvrage L’Afrique en prisons, sous la direction de Frédéric Le Marcis et Marie Morelle, vient de paraître aux ENS Editions. Il est l’aboutissement du programme de recherche Ecoppaf (Économie de la peine et de la prison en Afrique) financé par l’ANR. 

Résumé

Depuis l’ouvrage de Florence Bernault consacré à l’histoire des prisons africaines, les sciences sociales francophones sont restées singulièrement silencieuses sur les enjeux carcéraux en Afrique. Le présent volume entend combler ce manque à partir de recherches ethnographiques – entretiens, enquêtes de terrain, consultation d’archives – conduites par une équipe pluridisciplinaire dans dix pays du continent, en Afrique francophone et anglophone : Tunisie, Sénégal, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Ghana, Nigeria, Éthiopie, Burundi, Cameroun et Afrique du Sud.

Cet ouvrage permet de rompre avec les images archétypales et lacunaires souvent véhiculées sur les prisons du continent, et propose une lecture nuancée de l’expérience carcérale articulée aux représentations de la justice. Il étudie le phénomène carcéral en Afrique dans une perspective historique autant qu’il s’intéresse aux enjeux contemporains de la réforme carcérale. Enfin, il invite à saisir l’empreinte de la prison au-delà de ses murs.

Il intéressera les chercheurs, les étudiants ainsi que la pluralité des acteurs impliqués dans le travail carcéral et dans les débats sur les réformes pénitentiaires et le sens de la prison.

En complément de l’ouvrage, on peut consulter  les vidéos tirées du MOOC « Des prisons en Afrique » (Canal U). En lien avec les vidéos, un livret numérique illustré en français est disponible ici

Référence

Frédéric Le Marcis et Marie Morelle (dir.), L’Afrique en prisons, coll. « Sociétés, espaces, temps », Lyon, ENS éditions, 332 p. ISBN : 979-10-362-0497-5

La vie du ciment en Afrique. Matière grise de l’urbain

7 décembre 2021 11h-13h
18, rue Chevreul 69007 Lyon, salle 604

Armelle Choplin animera le prochain séminaire du cycle « Espaces, pouvoirs et inégalités socio-économiques » coordonné par Judicaëlle Dietrich et Karine Bennafla dans le cadre de l’Atelier Faire Territoire, Faire Société. Ce séminaire est adossé  au parcours du master Mondes Emergents, Mondes en Développement (MEMED) de géographie sociale.   L’intervention d’Armelle Choplin portera sur son ouvrage La vie du ciment en Afrique. Matière grise de l’urbain : la vie du ciment en Afrique.  L’ouvrage est en téléchargement libre sur le site de l’éditeur Metiss Press, ainsi que sur le site de l’Université de Genève. 

Armelle Choplin est professeure associée au Département de géographie et environnement de l’université de Genève, ainsi qu’au Global Studies Institute depuis 2019. Spécialiste des villes africaines, elle s’intéresse aux politiques urbaines, aux transformations sociales et aux enjeux de développement dans les pays du Sud. Carnet Hypothèse du projet URBACOT, l’Observatoire des dynamiques urbains côtières en Afrique de l’Ouest. 

Choplin. A, 2020, Matière grise de l’Urbain. La vie du ciment en Afrique, Metiss Presses, Genève, 256 p.

 

Commerces éthniques ou informels : freins ou accélérateurs de gentrification ?

Vendredi 20 novembre 2020, 10h-12h30

Séance organisée par Dominique Chevalier
(MCF-HDR Université Lyon INSPE / UMR EVS)

En raison des conditions sanitaires actuelles, cette séance aura lieu en distanciel. Merci de vous inscrire par mail (dominique.chevalier@univ-lyon1.fr) pour recevoir les informations donnant accès à la séance.

Cette nouvelle séance de l’atelier 6 propose un tour d’horizon autour de la thématique des commerces ethniques comme possiblement marqueurs ou vecteurs de changements sociaux. Trois communications aborderont ces questions, en interrogeant notamment la question de leurs effets socio-spatiaux dans les quartiers populaires ou péricentraux. Dans quelles mesures accompagnent-ils, ou au contraire freinent-ils, le processus de gentrification ?

De l’Afrique centrale à Villeurbanne : le commerce comme objet de recherche

par Karine Bennafla (EVS Lyon)

Cette communication reviendra sur la façon dont le thème du commerce a été abordé sur différents terrains avec des problématiques variées selon les lieux et les époques. La pertinence de la catégorisation « commerce ethnique » sera interrogée sur ces différents terrains. En Afrique subsaharienne, l’analyse de l’effervescence commerciale (largement “informelle”) aux frontières du Cameroun (années 1990) a permis de remettre en cause le discours de désintégration des territoires nationaux ; au Liban, le lien entre guerre et commerce a été souligné avec l’essor de la place commerciale de Chtaura dans la Békaa durant la guerre civile (années 2000). Au Maroc, deux centralités marchandes urbaines à Salé ont focalisé l’attention après 2011 en explorant leurs conditions d’émergence, la mobilisation des commerçants et le rôle moteur de ces marchés dans la structuration urbaine : le “marché bidonvillois” de Souq el-kelb menacé par un projet de rénovation urbaine et un marché aux tissus attenant Souq toub. Le nouveau projet de recherche sur les commerces populaires à Villeurbanne sera présenté.

Petit commerce urbain, minorités, altérités

par Lucine Endelstein, (LISST Toulouse)

Le petit commerce tenu par des immigrés ou descendants d’immigrés dans certaines rues ou certains quartiers des grandes villes sont emblématiques des effets de la mondialisation migratoire sur les métropoles. A partir de la présentation de l’ouvrage « Le petit commerce dans la ville-monde » (sous la direction de A. Fleury, M. Delage, L. Endelstein, H. Dubucs, S. Weber, L’Oeil d’Or, 2020) il s’agira de montrer comment le petit commerce apparaît à la fois comme un révélateur et comme un acteur des changements qui traversent la métropole parisienne et de grandes villes françaises de plus en plus ouvertes sur le monde. 

Mémoires sociales, adaptations et rétractations du tissu commercial à la Guillotière

par Thomas Zanetti, François Duchêne et Dominique Chevalier (EVS Lyon)

Quartier lyonnais populaire de centre-ville, La Guillotière accueille depuis plus d’un siècle les vagues migratoires de la ville. Aujourd’hui, son peuplement connaît une gentrification, tandis que ses rues restent un important espace de déambulation populaire. Dans ce contexte de transformations urbaine et sociale, on peut s’interroger sur le positionnement des commerces, pris entre une clientèle populaire de déambulation et une autre plus riche demeurant sur place.


Crédits photographiques : La Guillotière, Lyon, François Duchêne