Ville institutionnelle vs. ville marginale.
Lieux a-normaux dans les métropoles de Lyon, Barcelone et Madrid (1940-2010)
Vendredi 17 novembre 2017, 9h30- 12h30
18 rue Chevreul, 69007, salle 604
Direction scientifique : Fatiha Belmessous (EVS/RIVES)
Équipe pluridisciplinaire : Maria Castrillo Romon (Universidad de Valladolid) ; Angela Matesanz Parellada (Université Polytechnique de Madrid) ; Elise Roche (INSA/Triangle) ; Teresa Tapada Berteli (Universitat Autonoma de Barcelona)
Présentation de la séance
L’originalité de ce projet collaboratif réside dans la façon de poser l’objet de recherche : il s’agit d’interroger la ville dite ‘formelle’ et institutionnelle’ par le prisme de deux types de lieux considérés comme problématiques par les pouvoirs publics : ceux dont les formes d’habitat relèvent de l’auto-construction ou de l’informel ainsi que les quartiers d’habitat social concernés par la rénovation urbaine. Cette façon de poser l’objet de recherche permet de renouveler les nombreux travaux existants sur chacun des objets et a pour objectif ambitieux de renouveler les cadres d’analyse sur les rapports norme/marge, formel/informel ; légal/illégal.
Au cours de ce séminaire nous décortiquerons ce projet, depuis sa construction (objet, questionnement, hypothèses, matériaux) jusqu’à son avancement actuel (mise en œuvre des premiers protocoles de recherche ; réflexion sur la comparaison, etc.).
Crédits photographiques : Carte d’emplacement des barracas et cuevas à Barcelone en 1949 © Archivos Contemporaneos Municipales de Barcelona PLO-10/6_1949


Lors de cette séance Violaine Girard présentera le livre qu’elle a publié en 2017 aux Éditions du Croquant et intitulé : Le vote FN au village. Trajectoires de ménages populaires du périurbains, les ménages modestes du périurbain sont devenus, au fil des succès électoraux du FN, une figure centrale des commentaires médiatiques. Peu d’enquêtes sérieuses se sont pourtant intéressées à leurs conditions de travail, à leurs parcours résidentiels et aux devenirs de leurs enfants. Basé sur un travail de terrain de longue durée, le livre de Violaine Girard restitue les trajectoires des salariés d’un parc d’activité comme il en existe beaucoup à la périphérie des grandes villes.
t des mémoriaux nationaux, constitue une caractéristique majeure des dimensions contemporaines de ce phénomène. Leur répartition actuelle de par le monde témoigne de la diffusion importante de ces « lieux de mémoire ». Ce livre présente tout d’abord ces nombreux lieux du souvenir, leur géographie, leur agencement, mais aussi leurinsertion dans leur environnement urbain, la manière dont ils sont mis en scène par des pouvoirs nationaux ou municipaux et en fonction de quelles visées idéologiques. Mais il s’agit également d’appréhender les manières dont les visiteurs perçoivent et se représentent ces lieux, en fonction de leur propre histoire. C’est donc à la fois à un panorama des musées et mémoriaux de la Shoah dans le monde que ce livre convie le lecteur, mais aussi à une analyse sensible de la manière dont ils sont pratiqués et insérés dans la ville. De Budapest à Washington, de Jérusalem à Paris, les situations sont toutes différentes et combinent à la fois des agencements spécifiques, des narrations, des émotions, des valeurs, des croyances et des appartenances.